
Les trois quarts des maisons seront habitables dans un mois, affirmait le Premier ministre italien, le 19 avril... Des milliers de sinistrés vivent toujours sous les tentes. Les conditions sont bonnes, mais le retour dans les maisons en dur s’annonce long pour beaucoup.
"L’urgence est de sortir des camps"
De nombreuses familles restent traumatisées par la catastrophe. Alessandra et Massimo vivent à Pianola, une petite ville à proximité de L’Aquila. Leur maison est à réhabiliter et ils habitent dans le camp de toile avec leurs trois enfants. Mais le couple a déjà décidé d’installer un baraquement modulaire dans son jardin en attendant la fin des travaux. Les chalets de jardin et les habitats provisoires fleurissent auprès des maisons dans les villages alentour. La peur du séisme est si forte que bon nombre d’habitants, sinistrés ou non, vivent à côté de chez eux.
Le camp de la Place des armes est le plus grand : il compte entre 1.200 et 1.500 personnes. C’est aussi celui où les familles les plus pauvres ont trouvé refuge. Sur la totalité des sinistrés, près de 30.000 personnes devraient retrouver un logement à court ou à moyen terme. L’économie tourne, même si c’est au ralenti. Les écoles installées dans les camps ont essayé de rattraper les programmes scolaires. Les conditions de vie dans les camps sont correctes et les repas sont gratuits. Dans un des lieux gérés par le syndicat CGIL, des cuisiniers de renom de la région se sont même mis au service de la "cantine". Malgré tout, la reconstruction s’annonce lente. La rumeur circule que l’ampleur des répliques est sous-estimée, pour éviter de reprendre à zéro les évaluations de l’état des bâtiments. Au-delà des questions matérielles, l’après-catastrophe n’est toujours pas réglée. Lors du séisme, Lorella, Basile et leurs trois enfants se sont retrouvés en pleine nuit en pyjama sur la place du village de Pianola. Leur maison doit être démolie. La solidarité sera toujours la bienvenue. Avec son partenaire, l’association Arci, le Secours populaire travaille maintenant sur la possibilité de faire venir des enfants en France pour les vacances.
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