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Alerte Pauvreté N°4 : Jeunes, espoirs précaires

Le 24 septembre, paraîtra la 4ème édition d'"Alerte pauvreté", consacrée cette année à la jeunesse. Au travers des reportages et des témoignages, les jeunes s’expriment sur leurs conditions de vie, leurs difficultés, sur leurs souffrances, mais aussi sur leurs engagements et leur vision de l'avenir. La crise, toujours présente, renforce les inquiétudes...
Couverture du Alerte Pauvreté n°4 : Jeunes, espoirs précaires.
Couverture du Alerte Pauvreté n°4 : Jeunes, espoirs précaires.
SPF

Un tiers des Français a déjà vécu une situation de pauvreté. Cette proportion est en hausse (+ 3% par rapport à 2009) pour cette quatrième édition de notre baromètre. On peut y déceler à la fois des conséquences de la crise, mais aussi la fragmentation durable de la société française. Les hommes et les 35-44 ans sont des catégories plus touchées qu’avant car elles sont encore plus concernées par l’aggravation récente du chômage. Les personnes aux revenus modestes (55%) ou peu diplômées (70%) sont toujours surreprésentées. Elles connaissaient la précarité avant l’automne 2008 et s’en sortent moins bien depuis.La crainte de la pauvreté pour soi-même (53%) ou pour ses enfants (84%) reste forte. Elle avait gagné du terrain l’année dernière. Les ouvriers, les employés et les inactifs sont les plus inquiets : plus de 60% pensent que leurs enfants ont beaucoup plus de risques qu’eux-mêmes de connaître des jours difficiles.

Fichier pdfTéléchargez le baromètre Ipsos-SPF 2010 - Alerte Pauvreté

Baisse du seuil de pauvreté

Avec 1.003 euros mensuels, le seuil de pauvreté de notre baromètre se situe toujours entre le seuil de pauvreté officiel (910 euros) et le SMIC (1.056 euros). Cette moyenne baisse de 23 euros par rapport à 2009, mais masque une rupture entre les plus modestes et les autres. Les familles qui gagnent moins de 2.000 euros pensent qu’il faut plus d’argent qu’avant pour s’en sortir. Les foyers les plus aisés (plus de 2.000 euros mensuels) imaginent, eux, un seuil de pauvreté plus bas que les années précédentes et font baisser la moyenne.
Enfin, près de trois Français sur quatre continuent à penser que les vacances des enfants et l’accès à la culture sont aussi essentiels que les biens matériels. C’est rassurant, même si, concrètement, la précarité gagne du terrain.

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Mise à jour le 27/09/2010